Inhalt der Website: Abbaye de Mariastein: Abbaye du saint diacre et martyr Vincent: Fondée à Beinwil vers 1100, transférée à Mariastein 1648, réorganisée par l'étât (en fait suppression) 1874, rétablit dans les droits 1970/71. Malgré toutes les difficultés, les bénédictins sont restés fidèles au sanctuaire de Notre-Dame. En outre, pendant toutes ces anées, ils furent engagés non seulement dans les paroisses d'alentour, mais aussi, de 1906 à 1981, au collège Karl Borromäus à Altdorf. Ces dernières années, la communauté, qui aujourd'hui compte 27 moines, a décidé de se limiter à sa tâche principale. Réaliser la vocation de moine et de prêtre veut dire, pour eux, accueillir les pélerins et les hôtes, se mettre à disposition de ceux qui frappent à leur porte, rendre service au peuple de Dieu, tout en restant à l'écoute du Seigneur et attentifs aux signes des temps.
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Beaucoup de pélerins nous demandent de prier pour eux.
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Depuis la seconde moitié du XIVe siècle, d'innombrables pèlerins descendent les escaliers de la grotte de Mariastein, à 15 km au sud-ouest de Bâle, au voisinage immédiat de l'Alsace.
Ils portent en eux le désir, archaïque et irrésistible, de retourner vers la terre, leur mère, et d'y trouver les racines de leur existence individuelle et collective: "C'est toi qui m'as formé les reins, qui m'as tissé au ventre de ma mère … mon âme, tu la connaissais bien, mes os n'étaient point cachés de toi, quand je fus fait dans le secret, brodé au profond de la terre" (Psaume 139). Les grottes sont des lieux mystérieux, tout ensemble fascinants et dangereux, qui évoquent non seulement les lointaines époques des troglodytes, mais aussi les neuf mois passés dans l'abri silencieux du sein maternel.
L'histoire des fils de Dieu est marquée, elle aussi, par les grottes. Grâce à la grotte de Makpéla, achetée aux Hittites quatre cent sicles d'argent, les patriarches s'installèrent sur la terre promise. David, en fuite devant Saül, "se réfugia dans la grotte d'Adullam" (1 Samuel 22). Le prophète Élie, en fuite lui aussi, arriva à la montagne de Dieu, et "là , il entra dans la grotte et il y resta pour la nuit" (1 Rois 19).
Quand fut venue la plénitude du temps, "Dieu envoya son fils, né d'une femme" (Galatiens 4), dans une grotte aux champs de Betléhem. À la fin de sa vie, une autre grotte accueillit le Fils de l'Homme, puisque il fut placé "dans une tombe taillée dans le roc, où personne encore n'avait été mis" (Luc 23). Ainsi, le grain de blé, tombé en terre, transforma la mort en vie abondante.
À l'aube du VIe siècle, Benoît passa trois années solitaires, décisives, dans une grotte, cachée aux creux des montagnes Sabines, non loin d'une Rome mondaine et décadente. "Et seul sous le regard du suprême Témoin, il habita avec lui-même". C'est en ces termes que Grégoire le Grand décrit, dans le 2e livre des "Dialogues", l'expérience du jeune fugitif en quête de la sagesse divine. La grotte de Subiaco devint ainsi la couveuse du monachisme occidental.